Préparer à un examen de compréhension orale en français | ILA
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Apprendre le français

10 trucs pour se préparer à un examen de compréhension orale en français

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Vous êtes nombreux à étudier le français pour ensuite passer un test ou un examen et valider ainsi un diplôme ou faire un test de niveau. Que vous comptiez passer le DELF/DALF, le TCF ou tout autre examen ou test en français, vous serez confronté à une épreuve de compréhension orale. Ça vous semble difficile ? Vous répétez souvent que les français parlent trop vite ? Que vous avez des lacunes de vocabulaire ? Ne paniquez pas, car le message n’est pas que dans les mots. Voici d’ailleurs quelques trucs pour vous aider à vous préparer à cette épreuve.

10 trucs pour se préparer à un examen de compréhension orale en français

Techniques d’écoute pour un examen français

1. Ecouter de la musique francophone

Apprendre le français, cela ne signifie pas qu’il soit nécessaire de s’ennuyer ! On vous l’a déjà dit et on a eu raison : écouter des chansons francophones vous fera progresser et c’est un bon moyen d’étudier pour un test en français tout en prenant plaisir ! En effet, la chanson permet de vous habituer au rythme, aux intonations, à la prosodie, et vous rend bien plus réceptif à tout discours oral. De nombreux sites proposent des activités autour de chansons : textes à trous à compléter, activités de vocabulaire, de discussion, etc. Nous vous invitons d’ailleurs à vous rendre sur celui de TV5Monde qui propose des activités autour de la langue française très intéressantes : www.tv5monde.org

2. Ecouter la radio

Après la chanson, la radio ! C’est L’outil par excellence qui vous fera progresser en compréhension orale en français. Bien sûr le débit est souvent rapide et le niveau de langue formel, ce qui en effraie beaucoup d’entre vous. C’est cependant un fantastique support de thèmes d’actualité et donc de vocabulaire. De plus, les moyens modernes nous permettent maintenant de podcaster facilement des émissions pour pouvoir les réécouter où, quand et le nombre de fois qu’on veut. D’ailleurs RFI, la Radio Francophone Internationale, propose un Journal en Français Facile tous les soirs à 22h ; et plusieurs fois par semaine des exercices pour tester votre compréhension à partir d’un extrait de ce journal, intitulés Fait du jour. Vous trouverez ces propositions d’exercices et les transcriptions qui leur correspondent sur leur page www.rfi.fr ou savoirs.rfi.fr.

Tous ces sites vous permettent d’étudier le français et de vous préparer pour un test de français.

3. Regarder la télévision, des films, des séries : tout type de vidéo

De nos jours, notre société est basée sur l’image. Il est donc facile de trouver des supports vidéo variés pour travailler la compréhension orale. L’avantage de la vidéo sur la radio, c’est justement l’image qui facilite la compréhension et permet d’apprendre le français de façon moins formelle.

En outre, aujourd’hui il est possible de regarder tout type de vidéo en version originale et avec les sous-titres. Evitez les versions doublées ; privilégiez les versions originales. Vous pouvez aussi regarder une vidéo en français avec des sous-titres en français : vous remarquerez que les sous-titres ne sont pas forcément absolument fidèles aux dialogues, mais ils en conservent le sens. Apprendre à remarquer cet écart est d’ailleurs un formidable exercice pour travailler la reformulation dont on parle plus tard ! C’est une façon agréable d’étudier pour se préparer à un test en français. Vous oublierez même que vous êtes en train d’apprendre. Progressivement retirez les sous-titres et apprenez qu’il n’est pas nécessaire de tout comprendre pour comprendre ! Vous apprendrez ainsi à prendre des distances et vous accepterez la frustration liée à l’apprentissage des langues.

4. Participer à des événements publics

L’avantage d’événements publics par rapport à la télévision ou au cinéma, c’est que vous êtes vous aussi acteur. L’on sait que nos habitudes de (télé)spectateur et auditeur facilitent la compréhension. Aller à une conférence, un débat, une rencontre, ou tout autre type d’événement public vous permettra de pratiquer ces compétences déjà acquises chez vous ou en classe mais dans un contexte authentique. Cela vous mettra dans le contexte proposé par les documents utilisés dans les tests de niveau français. Et puis vous pouvez toujours profiter de l’occasion pour enregistrer tout ou une partie de l’événement pour le réécouter plus tard.

5. Privilégier la compréhension globale

Souvent ce qui entrave la compréhension des documents oraux, c’est le vocabulaire inconnu qu’il contient. On voit régulièrement des apprenants se prendre la tête dans les mains dès le début de l’écoute et souffler « J’ai rien compris… ! ». Et pourtant en discutant avec eux, on se rend compte qu’en vérité ils ont paniqué face à des mots qu’ils ne (re)connaissaient pas. Etudier pour un test de compréhension orale en français, c’est donc apprendre à ne pas se focaliser sur les incompréhensions mais au contraire chercher à saisir le sens global du document. Pour cela, il est important de repérer la forme du discours d’abord, puis les mots-clés, les noms propres, les chiffres. Cette phase de repérage permet de prendre conscience que de nombreuses connaissances autres que linguistiques aident à la compréhension du document.

6. Ne pas faire cas des parasites sonores

A partir d’un certain niveau (B2), les documents sonores utilisés pour les épreuves de compréhension orale dans un test de niveau de français sont des documents authentiques. Par conséquent, il arrive qu’ils contiennent ce qu’on appelle des parasites sonores : des bruits de fond (discussions, bruits de la rue, musique), une voix transformée par l’enregistrement d’un appel téléphonique, des sanglots, la qualité de l’enregistrement, etc. Certes ces parasites compliquent la compréhension du document, mais il faut apprendre à se concentrer sur le discours.

7. S’habituer aux accents, aux voix particulières et aux tons

Un document de compréhension orale, c’est une ou des voix. Or elles peuvent déjà à elles seules nous donner des informations sur la situation, le contexte et donc le contenu de l’écoute. Qui parle : un enfant, un homme, une femme, une personne âgée ? D’où vient-il : a-t-il un accent du sud, québécois, africain, etc. ? Comment parle-t-il : à son ton, semble-t-il enthousiaste, triste, ironique, en colère, étonné, affolé, etc. ? Il est indéniable que ces données peuvent aider à comprendre le document et même à répondre aux questions de l’épreuve qui portent parfois sur ce type d’informations. Alors, il faut multiplier les occasions d’écouter des documents très variés pour se préparer à un test en français et apprendre les subtilités d’une langue.

8. Enrichir son vocabulaire

La compréhension globale n’étant néanmoins qu’une première étape, il est nécessaire d’enrichir son vocabulaire en amont afin de ne pas paniquer au moment de l’examen. Cherchez chaque nouveau mot rencontré dans le dictionnaire, vérifiez-en la traduction dans votre langue, réutilisez-le en contexte pour faciliter sa mémorisation. Autre conseil pour apprendre le français et enrichir votre vocabulaire : pour chaque nouveau mot, recherchez les mots de la même famille ; par exemple apprendre le verbe « comprendre », c’est aussi apprendre « la compréhension », « l’incompréhension », « compréhensible », « incompréhensible », « compréhensif », etc. Vous verrez que de cette façon vous maîtriserez très vite beaucoup de nouveaux mots. Vous pourrez ainsi étudier le français tout seul et apprendre à votre rythme.

9. Reconnaître et comprendre les onomatopées, les mots-béquilles et les tics du langage

« Boum ! Crac ! Paf ! Plouf ! Toc ! Na ! Oualala ! » sont autant d’exemples d’onomatopées qui jalonnent tout type de discours et qui peuvent par conséquent apparaître dans le document d’une épreuve de compréhension orale dans un test en français. Or les onomatopées étant différentes d’une langue à l’autre, il est important de connaître celles qui sont couramment utilisées en français. Par ailleurs les discours authentiques et spontanés sont également régulièrement entrecoupés de ce qu’on appelle les mots-béquilles ou tics du langage, c’est-à-dire ces expressions sans réel contenu qui nous permettent parfois simplement de reprendre notre respiration : « heu, en fait, du coup, et donc, enfin bon voilà quoi, … » ; ou même des phrases plus complètes : « Point-barre, point final, point trait », « Tu vois ce que je veux dire », « J’ai envie de dire ». Quand l’interlocuteur utilise ces expressions, c’est autant de temps donné à l’auditeur pour penser

10. Comprendre, ce n’est pas mémoriser

Voilà un dernier point très important et que beaucoup d’apprenants ont tendance à oublier. Dans un test de compréhension de l’oral, on ne cherche pas à tester votre mémoire, mais bien votre compétence de compréhension. Il n’est donc absolument pas nécessaire de réutiliser les mêmes mots ou tournures que les intervenants dans le document sonore. Ce qu’il est important de rendre, c’est le contenu, le sens. N’hésitez donc pas à reformuler ! Dites avec vos mots ce que vous avez compris.

Dans tous les cas, sachez qu’on comprend mieux dans une langue étrangère ce qu’on connaît déjà dans sa propre langue. Alors avant toute chose écoutez la radio, lisez les journaux, cultivez-vous dans votre langue. Cela ne pourra que vous aider à mieux réussir le test !

S’il est difficile d’appliquer tous ces conseils tout seul, n’hésitez pas à vous inscrire dans une école de langues en France qui vous permettra d’apprendre le français de façon générale tout en bénéficiant de conseils plus individualisés. En effet, vos enseignants seront ravis de vous dire comment étudier pour un test en français. Un test de niveau vous permettra d’intégrer une classe correspondant à votre niveau de langue et ainsi, les activités faites en classe seront adaptées à vos compétences en vue d’une amélioration et d’un approfondissement. Ce sera aussi une bonne occasion pour pratiquer la compréhension orale dans des contextes variés : la classe, la ville et les commerces et peut-être la famille d’accueil